Ses 26 buts en 12 matches ont porté Valenciennes à deux points du leader parisien. Un état de grâce dû à plusieurs facteurs. Analyse avant VA - Montpellier (20 heures). 0DPPI

Pour une surprise, c'est une surprise. Au premier tiers de cette édition 2012-2013 du championnat, Valenciennes s'est fait une place dans la lumière aux côtés des Paris, Lyon et Marseille. Pas uniquement grâce à son début de saison canon, le meilleur pour le club depuis 47 ans : le VAFC est à deux points du leader francilien. VA, cette saison, c'est pour l'instant 26 buts en douze rencontres. L’année dernière, au même stade de la compétition, le compteur atteignait seulement les 12 unités.

"La clef, c’est la confiance et la réussite collective", soutient Grégory Pujol, joint par nos soins. Le match référence, c’est évidemment le carton infligé à Marseille (4-1, le 30 septembre), alors leader, au Hainaut. La défaite à Lille (2-1) a rapidement été gommée par deux nouveaux succès contre air max pas cher Sochaux (3-1) et Bastia (3-2). Il faut dire qu’avant le faux-pas dans le derby, VA avait explosé Lorient 6-1. "C’est vrai que les matches face à l’OM et à Lorient ont dynamisé tout ça", poursuit Pujol. "Bien sûr que la victoire face à l'OM a été un déclic. Un résultat comme celui-là, ça marque les esprits", valide Daniel Sanchez, l'entraîneur, également contacté par Eurosport.fr. Et dire que pendant la préparation, Valenciennes n’avait gagné aucun match amical (deux nuls et trois défaites)…

Matthieu Dossevi, lui, expliquait devant la presse qu’il avait été primordial de "bien enchaîner". "Avec la confiance, les matches basculent maintenant de notre côté", souligne le jeune attaquant. Grégory Pujol : "C’est sûr que quand on est dans le trou, c’est plus difficile. Mais là on est sur une bonne série, on ne se pose pas de questions." Pareil pour Daniel Sanchez : "On ose plus, on ne se pose pas de question". C’est ainsi, notamment, que le VAFC a trouvé les ressources nécessaires pour l’emporter à Bastia malgré un score défavorable (2-1) à un quart d’heure du terme.

"Le Barça du Nord ? C'est ridicule !"

"On a l’impression d’être plus costaud. Et partout ! A la maison, on n’a pas pris beaucoup de buts. Et à l’extérieur… Par exemple à Bastia, à 2-2, j’ai senti que les joueurs avaient envie d’aller chercher la victoire et ça c’est quelque chose de nouveau", nous a confié David Ducourtioux. "Même en étant menés, nous savions que nous pouvions air max pas chere revenir", annonçait quant à lui Nicolas Penneteau à l’issue du match, dans les entrailles de Furiani.

Le portier nordiste n’oubliait pas de saluer le "quatuor offensif impressionnant". Mathieu Dossevi, Foued Kadir, Anthony Le Tallec et Gaël Danic, c’est quatorze buts. Cinq pour Anthony Le Tallec, notamment, en six titularisations. Son arrivée cet été en provenance d’Auxerre - "une très bonne chose" dixit Daniel Sanchez - a bousculé l’équilibre du vestiaire. En mieux. "Il y a plus de concurrence cette année donc forcément on a plus envie d’aller de l’avant", explique David Ducourtioux. Il reste tout de même des automatismes. "C’est pratiquement le même groupe depuis deux, trois ans, rappelle Matthieu Dossevi sur RMC. On se connaît depuis longtemps, on a déjà un jeu qui est en place."

Et tout le monde se porte bien. "On est tous en forme, donc on fait de bonnes choses", explique David Ducourtioux. "On n'a pas de blessé non plus, et quand on a un absent il y a quelqu'un d'autre qui le remplace et ça se passe bien", commente de son côté Grégory Pujol. L’attaquant, titulaire à Bastia en l’absence d’Anthony Le Tallec, souligne aussi la "qualité de l’effectif". "Mais il faut insister sur la réussite collective, car les bonnes relances comptent aussi", poursuit-il. "L’équipe travaille bien et n’hésite pas à presser haut", rappelle David Ducourtioux. Mais ne parlez pas à ce dernier de l’étiquette de "Barça du Nord". "C’est n’importe quoi, je suis sérieux. C’est ridicule, c’est une phrase idiote, s’agace-t-il. On n’a pas le même jeu. Et qui pourrait oser se comparer à eux? On n’a pas le quart de leur talent, avec Valenciennes on n’a jamais rien gagné. C’est dommage comme comparaison."



Eurosport - William-Alexandre PROUSTSuivre @W_A_Proust

 


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